Le pied a une grande importance dans tous les traités chinois d'arts internes (points d'acuponcture,points réflexe etc...Citons quelques principes d'experts chinois.o Selon la théorie du Taiji Quan, la force est enracinée dans les pieds, elle monte dans lesjambes, la taille la contrôle, elle s'exprime par les doigts.o La force est produite dans les os. La puissance est réservée aux muscles

o Si les positions ne sont pas correctes, il ne peut y avoir de résultat positif

N’oubliez pas de travailler régulièrement les postures pour se remplir d'énergie, Ba duan jin, zhan zhuang car pour faire des sorties d'énergie il faut d'abord en mettre.

 

Kyoshi Raymond Pain et sensei Laurence Bibollet

Après avoir balayé en cercle le sol de son pied gauche, les huit phases sont les suivantes :

1.Apprendre à respirerGarder la tête dans l'axe (très important).

2.Pousser le bateau dans le sens du courantPas d'effort. On tire avec la nuque et on pousse avec le dos et les yeux. Retrouver le "huit'.

3.Porter le soleil & la lune sur ses épaulesRegarder la main qui part vers l'arrière.Penser aux deux plateaux. Sentir l'énergie dans les Lao Kong. Ensuite on descend dans un même mouvement le soleil & la lune dans l'eau.

4.L'oiseau Peng déploie ses ailesPenser à descendre le corps pour ne pas forcer. Puis il lisse ses plumes. Penser aux chaussures à bascule.

5.Le colosse soulève des pierresPuis écarter les portes.Peut également se faire en cercle par relâchement Ne pas baisser la tête ni courber le dos.

6.Pousser la fenêtre pour regarder la lunePenser au mime Marceau. Je pousse trop fort, je rattrape mon équilibre en croisant la jambe arrière et me raccroche à la barre du bus. 7.Chasser la poussière dans le sens du ventLes mains ramenées sur la hanche opposée au déplacement servent de balancier pour bouger la jambe opposée pour prendre la posture de départ de l'exercice. Transférer lentement le poids du corps d'un pied à l'autre faisant tourner les mains pour les ramener paumes contre paumes a chaque fin de cercle et souffler.

8.Le vieux sage lisse sa barbeLes doigts descendent tout seuls par gravité 3 x Immobile, 1 x à gauche, 1 x à droite, 1 x à droite, 1 x à gauche, et à nouveau 3 x immobile.

 

Le corps est complètement détendu tout au long de ce mouvement Les mouvements des membres inférieurs & supérieurs sont en parfaite harmonie.

La respiration est lente et profonde.Terminer par une lecture globale, en hyper vigilance puis en hypo vigilance.

Fali

FALI ou FALING

La force (Jing ou Li) qui jaillit (Fa)

 

Comment arriver à comprendre cette puissance dont nous disposons, et si difficile à utiliser.

Essayons une tentative d’explication :

 

La forme des surfaces articulaires, et la disposition des muscles, en particulier des muscles pluri articulaires, favorisent, au sein d'une chaîne articulaire, la torsion des segments osseux, les uns par rapport aux autres, au cours de leurs déplacements.

 

Cette torsion engendre une tension qui donne au segment concerné sa structure et sa forme.

Cette torsion spiroïdale met en tension simultanée l'ensemble des chaînes musculaires concernée.

Le tonus monte, s'ajuste, s'harmonise et le mouvement démarre avec un maximum de précision, d’organisation et, au besoin, de force.

 

Le schéma démarre à partir de cet enroulement et donc à partir d'une mise en tension de l'ensemble des chaînes musculaires de la région concernée.

 

Dans la torsion, les chaînes musculaires peuvent égaliser entre elles le tonus, combiner leur action, harmoniser leur effort et se combiner au sein d'un schéma bien instrumenté.

 

Le «mouvement spiroïdal» est employé physiologiquement pour unir les chaînes musculaires autour de la chaîne articulaire dans une action concordante.

 

 

Schéma inspiré d’une figure caractérisant l’ouvrage de S. Piret et M.M Beziers :

La coordination motrice. Masson, 1971

 

Ce genre d'action favorise la grâce, la précision et la fermeté du geste.

 

Cette force tant recherché par certains pratiquants d’arts internes chinois ou d’arts martiaux japonais peut être obtenue si, à partir de cette explication du mouvement spiroïdal, nous respectons un certain nombre de critère :

 

*  Un appui des pieds sur le sol correct. Un alignement de notre charpente osseuse sans défaut.

 

*  Un relâchement du haut du corps (à partir de la taille).

 

*. Un verrouillage scrupuleux des coxo-fémorales.

 

*. Laisser au corps la possibilité de se mouvoir librement.

 

*. Ne pas oublier, que tout mouvement, part de la réaction du sol à notre pression, et ce transmet dans tout le corps.

 

*. Le bassin doit rester libre dans ses mouvements de rétroversion et antéversion, n’oublions pas que le mouvement s’articule autour des articulations coxo-fémorales, à partir de points d’appui au sol.

 

*. Il faut rentrer légèrement le sternum afin de permettre aux omoplates de s’écarter un peu, la colonne vertébrale va s’étirée et s’arrondir très sensiblement, le bassin va faire un léger mouvement de rétroversion, le corps doit être comme un ballon suffisamment gonflé pour que son enveloppe ne se flétrisse pas mais raisonnablement souple au toucher.

 

*. Il faut aussi que le Yi (l’intention) soit juste, car elle peut réduire à néant tout le travail effectué sur les placements du corps.

 

 

De la composition du mouvement va éclore, dans un ensemble articulaire et musculaire parfaitement harmonisé, la forme correcte.

 

Il faut être attentif a ce que toutes nos articulations puissent agirent librement.

 

N’oublions pas que quel que soit le mouvement, il part de la réaction du sol à notre pression.

Les conditions de transmission dans le corps, sont l’unité entre l’intention et la structure.

 

Cette vision sur Fali, est mon interprétation personnelle, je ne prétends nullement détenir une ou la vérité.

                                                               Directeur technique R PAIN